Lycée Jeanne d'Albret

Résultats de la filière littéraire

 

 A la fin des deux années de prépa littéraire, tous nos étudiants poursuivent des études, dans des cadres très diversifiés. Tous sont amenés à réussir dans la formation de leur choix.
        Certains de nos étudiants sont devenus journalistes, écrivains, comédiens, chanteurs, réalisateurs ou producteurs de cinéma, ébénistes d’art, relieurs d’art etc.
        D’autres travaillent dans le domaine de l’enseignement, de la recherche, ou encore dans les ressources humaines, la communication, la gestion des administrations publiques.
        D’autres encore ont intégré une IEP (Sciences-Po), un master d’urbanisme, l’école du Louvre, la Femis, les Arts décos, les Beaux arts etc.

Voici quelques témoignages d’anciennes élèves :

« Mes deux années de classes préparatoires littéraires à Jeanne d’Albret m’ont permis d’acquérir une méthode de travail encore aujourd’hui structurante dans ma carrière professionnelle. Dans n’importe quelle situation professionnelle, je suis à même de m’adapter en faisant appel à des méthodes de raisonnement et d’action dispensées par la classe préparatoire qui sont devenues des réflexes. J’ai appris, durant ces années, à bien penser, à envisager les enjeux sous-jacents d’une problématique qui m’était donnée. Grâce aux colles, tantôt individuelles, tantôt collectives, j’ai su développer mes facultés orales et gérer le stress occasionné. Plus encore, j’ai vécu une formidable aventure humaine, grâce à des professeurs dévoués et d’une bienveillance rare, sans compter mes camarades de classe devenus de véritables amis. Ces deux années furent des piliers, autant dans la construction de mon avenir professionnel que dans celle de mon identité. »

Aléna Balouzat, ancienne élève d’hypokhâgne au lycée Jeanne d’Albret (2013-2014)

 

« Mon année d’hypokhâgne a été une année dans laquelle je me suis pleinement épanouie, tant au niveau intellectuel que personnel. Cet éveil pluridisciplinaire est un réel plaisir car notre investissement est encouragé par des professeurs passionnés qui savent nous transmettre avec bienveillance les clés pour réussir. On sort de cette expérience grandi humainement par le goût de l’effort et la rigueur. Se sentir progresser donne une assurance précieuse et les compétences acquises, progressivement et à force d’assiduité, assurent une aisance certaine quelle que soit la poursuite d’études. Je considère cette année comme une chance et j’en suis très reconnaissante.

Manon Lallart, ancienne élève d’hypokhâgne au lycée Jeanne d’Albret (2018-2019)

 

Les années d’hypokhâgne et khâgne, à titre général, impliquent un tel niveau d’exigence et d’investissement qu’elles se vivent comme un éblouissement permanent, sans cesse renouvelé. J’y ai fait des rencontres fondatrices, aussi bien pour mon enrichissement personnel que pour ma carrière : Koltès, Proust, Duras, Ernaux, Schopenhauer, Gracq, Céline, Bacon, Michaux, et j’y ai retrouvé, plus vivant.e.s que jamais, les ami.e.s dont le lycée nous fait découvrir les visages, Rimbaud, Hugo, Yourcenar, et ma mémoire m’en fait trop oublier. J’y ai aussi appris à réfléchir, moins vite mais avec plus de fulgurance, avec plus de pertinence et d’excitation que dans n’importe quelle autre espace-temps, parce que la classe préparatoire renvoie chacun d’entre nous à une sensibilité, déjà là, qui ne demande, à 19 ans, qu’à se révéler dans l’érudition, l’approfondissement et l’échange. Écrire, penser, construire, faire parler son cœur et parfois, aussi, son corps, dans une tension jubilatoire qui nous tient en haleine à chaque minute, c’est ce que je retiens comme ayant été le plus décisif. La suite, l’après-prépa, elle se vit selon les affinités et les goûts de chacun, mais la richesse des enseignements qu’on y reçoit est si grande qu’elle vous marque à vie.

Je ne saurai que trop conseiller les classes du lycée Jeanne d’Albret. Ayant d’abord commencé par un lycée parisien, je n’ai jamais regretté le choix d’intégrer une prépa à taille humaine, où les enseignants, en plus d’être excellents, savent partager, raconter et écouter leurs élèves. Je ne m’y suis jamais sentie seule. Je ne m’y suis jamais sentie surmenée. Je ne m’y suis jamais sentie perdue. J’y ai toujours trouvé un.e interlocuteur.rice concerné.e par le bien être des jeunes adultes que nous étions et le sentiment de former une équipe a été un ferment essentiel à la prise de confiance en moi et en mon avenir.

Aujourd’hui, j’enseigne à mon tour, dans un collège de banlieue, à des adolescents aux trajectoires diverses. Il m’arrive de leur parler de Primo Levi et de leur dire, mots pour mots, ce que mon prof de français de Jeanne d’Albret nous disait. Il m’arrive de les faire voyager dans des textes d’Afrique australe, et de leur dire, mots pour mots, ce que ma prof de géo nous disait. Je retiendrai donc ceci, en priorité : les mots de la khâgne, ceux qu’on nous répète, qu’on nous apprend  et qu’on nous fait aimer, m’ont permis d’avoir l’audace, aujourd’hui, de parler, en mon nom, à des classes de trente élèves impertinent.e.s et farouches.

Bonne future rentrée !

Lise Corre, ancienne élève de khâgne au lycée Jeanne d’Albret (2013-2014)